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23 août 44: la libération de Sanary

Récit des dernier jours de l’occupation allemande

Subissant le contre-coup de la fin de Mussolini, l’occupant italien quitte Sanary. Dès la publication de l’accord d’armistice entre les Italiens et les anglo-américains, les Allemands désarment leurs anciens alliés en zone sud. Comme s’ils étaient partis depuis neuf jours et non neuf mois, l’infanterie allemande se réinstalle dans les maisons qu’ils connaissent pour les avoir déjà utilisées. Plus de mulets, mais des chars, des camions et des chenillettes. Ils patrouillent, surveillent le large et circulent l’arme en bandoulière, quelquefois accompagnés de chiens. Des centaines de soldats se livrent à des exercices d’assouplissement.

Lorsque se déroulent ces événements, Marie Ceccaldi s’apprête à intégrer la classe de 1ère au Lycée Montgrand, à Marseille. En attendant la rentrée, elle est toujours aux Oiseaux, à la Gorguette. Ne pouvant aller sur le port, ni sur la plage de Portissol, avec ses amies, elles se baignent au pied du grand mur. La vie se déroule en fait au nord de la ville, au quartier des Picotières. En revanche, la rue de la Prud’homie reste accessible. “C’est à cette époque que se situe l’épisode de la réquisition manquée de notre maison par les troupes d’opération allemandes (TOA). Un officier se présente, qui appartient à la Kommandantur. Notre maison l’intéresse et il veut la réquisitionner. Comme je parle l’allemand, je fais office d’interprète et obtient que cela ne se fasse pas. Nous sommes restés ainsi chez nous.” Ailleurs, il n’en va pas de même: l’hôtel de la Tour sera totalement réquisitionné par les troupes allemandes de septembre 1943 à août 1944.
Pour la troupe, très tôt, le cinéma Ritz, aujourd’hui ABC, rue Maréchal Galliéni assure des représentations pour les troupes allemandes.

Sanary est à présent en première ligne, puisque le front de mer est l’un des objectifs probables des alliés. La mise en défense est une suite logique d’annonces radiodiffusées, telle celle du 23 novembre 1943, où la radio anglaise déclare qu’un certain nombre d’objectifs vont être frappés en France par les alliés, sans citer toutefois Toulon qui subit pourtant dès le lendemain son premier bombardement. Les impacts ont concerné les bassins et l’atelier des machines du Mourillon, mais aussi et surtout les quartiers civils. Les toulonnais ont été surpris. Beaucoup n’avaient pas rejoint les abris. On comptera 450 morts, plus de 300 blessés hospitalisés et 12556 sinistrés.

Sanary et la défense du grand Toulon
Pour se protéger des bombardiers, les défenses anti-aériennes côtières allemandes se renforcent, ce qui conduit à faire totalement évacuer et interdire à la circulation le quai de Sanary, dès le 1er janvier 1944. Il sera de ce fait interdit aux hôteliers de loger à l’hôtel de la Tour transformé en batterie, avec un canon de 77mm sur sa terrasse et un dépôt de munitions dans le salon. Après le 2ème bombardement de Toulon qui détruit 300 immeubles dont le lycée, et fait 34 tués et un nombre important de blessés. Le 4 février, le maréchal Rommel inspecte le sud de la France. Il donne ses consignes d’aménagement des approches terrestres afin d’empêcher les navires de débarquement d’accoster. En application de ces consignes, l’armée d’occupation entame le 25 mars la première série de démolitions de maisons visant à dégager les abords des plages. Jusqu’au 25 avril, 77 immeubles seront ainsi démolis. Puis les autorités allemandes saisissent des bateaux dans le port: le 2 mai, "Le Lynx" (Bernard François), "La Marie-Louise" (Dacunto François), et "l'Henriette" (Aloi Vincent), le 10 mai, "La Laurence" (Puglia Marcel), et la "La Thétis" (Fédéli Louis), le 15 mai, "La Bellise" (Porte Louis).

Jusqu’au 25 avril, les seules destruction sont donc le fait de l’occupant. Quant aux bombardements, comme ils ne concernent apparemment pas l’Ouest varois, mais Toulon et La Seyne où le cap Cépet vient de recevoir une nouvelle tourelle de 340mm, les Sanaryens s’habituent à assister en spectateurs au survol de leur ville par les escadrilles anglo-américaines sans prendre trop garde de se mettre à l’abri, contrairement aux consignes de sécurité. Jusqu’au jour où …

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