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23 août 44: la libération de Sanary V

La résistance allemande

Le fort de Six-Fours ouvre le feu sur les éléments installés au viaduc de Bandol dont le PC du Colonel Van Hecke commandant le groupement. C’est de l’ouvrage de la Pointe du Cerveau qu’un observateur règle remarquablement le tir sur le carrefour et le pont d'Aran. Les pertes sont d’autant plus sérieuses que la batterie allemande de la Cride ouvre le feu sur le viaduc et Bandol, tuant les conducteurs de deux bulldozers et interrompant le dégagement de la route. A Sanary, la population apprend la libération du Beausset et de Bandol, tandis que la nouvelle se répand que les troupes françaises sont arrivées en limite de l’agglomération. Le peloton Caniot reconnaît en effet à pied les premières maisons du centre de Sanary, au-delà de la voie ferrée où trois soldats allemands lui apprennent qu’une petite garnison d’infanterie occupe toujours le port. Guidée par deux jeunes Sanaryens qui s’engageront dans l’unité - Moisi et Fernandez-, la patrouille atteint une maison à partir de laquelle elle peuvent suivre les mouvements ennemis à Sanary. Arrêtés par un violent tir d'artillerie, le peloton maintient sa surveillance à partir des collines dominant la plaine du Roy. La section de deux 155 de la 7ème batterie du 65ème R.A.A. en position sur le terrain de football entre le viaduc et le pont d’Aran est prise à partie par les ouvrages de La Cride, du Brusc et probablement de Six-Fours; elle réagit, mais la position du terrain de sport est maintenant intenable.

Dans l’après-midi, M. Muhlethaler monte à l’observatoire de la 8ème batterie qui se trouve au Colombet pour voir le lieutenant Hartmann qui commande cette unité et obtenir qu’il entre en pourparlers avec l’état-major français en vue de la reddition de sa batterie. Dans le même temps des vrombissements sinistres se font entendre, immédiatement suivis d’énormes explosions. L’artillerie allemande s’est enfin décidée à ouvrir le feu: Six-Fours et ses batteries annexes se déchaînent jusqu’en fin d’après-midi sur les positions échelonnées du 2ème peloton, sur le Pont d’Aran et sur le carrefour du viaduc de Sanary-Bandol. Sur le terrain de sports, près du viaduc, un obus frappe de plein fouet le tracteur de la 1ère pièce de 155 qui prend feu. Les munitions explosent, interdisant toute manoeuvre autour des obusiers. Le maréchal des logis Michaud réussit à dégager son Diamond et à évacuer les 5 blessés. Le peloton Caniot ayant reconnu Sanary se replie dans la soirée sur le viaduc, couvert par l’artillerie française.
C’est ce jour-là que, après plusieurs années d’absence, Jacques Glade débarque avec son unité du 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais sur la côte méditerranéenne.

La batterie de Pierredon tire une partie de la nuit, et, depuis Sanary, on entend une très grosse explosion à sept kilomètres environ en direction de Toulon.
“Le 22 août, vers 6 heures, Pierredon se remet à tirer. On entend constamment le grondement sourd et ininterrompu du canon. A un moment à la jumelle nous nous apercevons qu’on se bat à Reynier, ainsi qu’entre Ollioules et Toulon. Le 340 de Cépet ouvre le feu sur les navires alliés et manque de peu le croiseur britannique Aurora.

A Sanary, l’éclairage du peloton Caniot pousse une reconnaissance sur la colline de Sainte-Trinide, juste au pied de l’observatoire allemand du Gros-Cerveau, d’où il peut observer l’activité ennemie, tandis que des autos-mitrailleuses pénètrent dans Sanary où elles désarment, entre 10h et 11h, près de 70 Allemands. Enfin, dans l’après-midi, une patrouille du peloton Caniot parvient à repéréer et à couper le fil téléphonique reliant l’observatoire d’artillerie de la Pointe du Cerveau aux batteries allemandes. Le fort de Six-Fours emploie bien des signaux optiques, mais sans résultats apparemment, puisque vers 16 heures, les canons allemands arrêtent les tirs commencés vingt-huit heures auparavant. Ce qui permet aux troupes françaises du Pont d’Aran de reprendre la situation en main, et de capturer une batterie allemande comprenant une centaine d’hommes venant de Saint-Raphaël qui s’était arrêtée devant le Colombet, et que M. Muhlethaler avait conduits à la Millière. Un peu plus tard, une patrouille du 2ème spahis ramènera 18 Allemands capturés près de la Millière. Dans la soirée, ce sont deux colonnes allemandes de camions qui traversent Sanary et gagnent Bandol pour se rendre. Une autre, partie au milieu de la nuit et accompagnée du Maire de Sanary, fera de même. A 19 h 45, après des pourparlers conduits par M. Muhlethaler, le Lt Hartmann signe, au quartier général du Lt-Colonel Van Hecke, la reddition de la 8ème Batterie pour le lendemain 23 août à 11 heures.

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