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La grande traversée du Zanskar III

Avec Dechen et sa famille d'accueil

A Puktal, ils sont impressionnés par ce temple à flan de falaise. A Lingsheld, ils sont invités par des moines à manger la “dahl bat“ mélange de riz et de lentille, et Jérôme se laisse convaincre par un moine d’assister à une des nombreuses prières qui animent la journée des bonzes aux toges rouges et ors. Les puissants Mantra psalmodiés par les voix en vibrations l’impressionne, et cela reste pour lui une expérience puissante et inoubliable.

A l’inverse les moines sont marqués devant le poids des sacs et la totale autonomie des sanaryens aventuriers. A l’aide d’un bâton et de quelques lignes tracées au sol, Jérôme leur dessinera le monde et expliquera d’où ils viennent : la France.

Question orientation, ils disposent d’un jeu de trois cartes d’une grande précision. Malgré cela, un jour de beau temps une baisse de vigilance due à la fatigue leur fera perde une journée.

Pendant le périple, en direction du Shingo La (5100m), ils ont connu une tempête de neige : “un vent froid qui brûle les pommettes et aveugle“ dit Jérôme, des chutes de neiges vont perturber l’ascension. Ils sont freiné et doivent bivouaquer sur place et préparer le passage du col le lendemain. Levés à l’aube, ils attaquent l’ascension à 6 heures et ne la terminerons qu’à 16 heures. Malgré le froid, il faut s’hydrater pour fluidifier le sang qui s’épaissit avec le manque d’oxygène.

Le souvenir le plus enrichissant du trek restera la rencontre avec Dechen, une jeune femme payée par le gouvernement Indien, pendant huit mois de l’année, pour instruire les enfants du village de Kargyak. Elle parle anglais, un véritable échange est possible. Ils resteront un jour et demi sur place et s’immergeront totalement dans la vie des autochtones : partages des tâches domestiques, cuisine, repas et échange en anglais sur la vie locale. La rusticité de leurs conditions de vie et le sourire permanent affiché par les enfants marchants pieds nus à à de si hautes altitudes achèvera de les convertir au bonheur qui existe certainement dans cette région aride et sublime qu’est le Zanskar.
Jean-Christophe Marquez©2009


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